À l'occasion de la journée nationale en hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie, les combats au Maroc et en Tunisie, une cérémonie commémorative s'est tenue, mardi 5 décembre, devant le monument aux morts à Florange.

le discours de Rémy Dick, maire de Florange

Mesdames et Messieurs les élus,

Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs des forces actives de la sécurité civile,

Mesdames et Messieurs les présidents d’association de la ville,

Mesdames et Messieurs,

Chères Florangeoises, Chers Florangeois,

Ce sont sur ces terres d’Afrique du Nord que tant d’hommes ont combattu. Toute une génération, un million et demi de nos compatriotes, nos pères, nos grands-pères ont servi sous les drapeaux avec honneur durant ces dix années longues années difficiles. Appelés et rappelés, militaires de carrière ou force de l’ordre, 25 000 d’entre eux périrent durant cette guerre.

C’est certainement la dernière génération d’homme de ce vingtième siècle si meurtrier qui durent prendre les armes pour défendre leur pays et l’intégrité du territoire national. Souvenons-nous des morts et des blessés qu’ils soient civils ou militaires, rendons hommage aux soldats français pour leur engagement ; rendons un hommage aux Harkis, ces hommes, ces femmes, ces familles entières qui firent le choix de la France lors de ce conflit ; rendons hommage aux pieds noirs qui ont tant souffert pendant et après la guerre.

Car si le 19 mars 1962, est une date qui marque la fin diplomatique de la guerre, les tensions et les crimes ne cessèrent pas. Ces accords d’Evian n’ont pas empêché la continuité des horreurs et des atrocités. Ils n’ont pas empêché les extrémistes des deux camps d’agir, de tuer ou d’humilier en France et en Algérie. Ces accords n’ont pas empêché un autre drame humain, l’exil de centaines de milliers de familles, de Français d’Algérie, des pieds noirs et familles de Harkis en Métropole. La France fut dépassée, leur engagement pour elle fut pendant longtemps oublié…

C’est donc par respect pour ces hommes et ces femmes qui ont tant aimé notre pays, ses racines, sa culture et ses valeurs. C’est par respect pour nos combattants et leur mémoire que j’ai décidé, en accord avec plusieurs associations patriotiques que nous rendrons hommage chaque année en plus du 19 mars, le 5 décembre les morts pour la France de ce conflit et le 25 septembre la mémoire des harkis.

Commémorer un conflit confronté à tant d’interprétations historiques, qui a tant divisé notre nation est toujours chose difficile. Je suis pour autant persuadé que le devoir de mémoire doit être le plus large possible pour s’assurer que la paix se perpétue dans les esprits de chacun…

Vive la Paix, vive notre Nation, vive la République et vive la France.

Rémy Dick, maire de Florange